Cela n'a certainement pas toujours été le cas. Le contraste est flagrant avec les anciens bâtiments utilitaires comme les cathédrales, les cloîtres ou les églises. Ceux-ci sont toujours là ; ils remplissent une fonction historique dans notre conscience et nourrissent notre culture et notre mémoire. Même en tombant en ruine, ils restent des points d'attache pour la mémoire. La disparition avant l'heure de nos propres bâtiments n'est pas sans conséquences. Une culture sans histoire tangible et durable risque de déraciner. La réalité sera remplacée par une pensée, une réalité virtuelle et surtout facilement manipulable.
La communication informatisée d'aujourd'hui risque d'être le prélude à un monde qui perd des attaches qu'on trouve maintenant sans importance. Mais qui peuvent devenir primordiales.